Saturday, January 22, 2005

Des pays en voie développement contre la mondialisation de la culture : Les valeurs et
  1. les défis culturelles et identités


    La mondialisation fait de la terre une scène unique des jeux de comparaison, d’imitation ,de compétition et aussi de coopération. En fait la mondialisation a été la plus controversée parce qu ’elle a des effets à la fois positifs et négatifs ,donc lorsque on veut de parler sur l’histoire récente d ’avancée de la mondialisation , on est susceptible de réfléchir à des effets négatifs de la mondialisation. Ainsi, les polémiques font rage sur les conséquences négatives de la mondialisation peuvent être concerné au domaine de la culture1 et de l ’identité, qui est tout aussi controversé et sème même encore plus la discorde, parce qu ’il engage des individus ordinaires, et non simplement des économistes, des responsables gouvernementaux et des activistes politiques.

    Cependant « Beaucoup de conflits de la mondialisation ne sont pas neuf , mais ils sont amplifiés , reformulé, se répétant presque à l’identique aux niveau mondial , régional, national , local. La mondialisation , en consacrant la Terre comme un espace fini , en liant plus ou moins la survie de l’humanité à l’acceptation d’un destin commun, suscite bien des conflits nouveaux : quelle gestion planétaire des ressources ? quelle unité de valeurs et culture? Quelles sont du destin des identités national et local ?Comment on peut vivre ensemble , sans menace les autres cultures et identités ?certains de ces conflits de la mondialisation comme on a démontré, ils sont économique ;d’autres, ils sont culturelles, identités et politique. »
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    Mais on ne sait pas comment on a arrivé à ce situation trop dangereux, en réalité on sait que grâce aux TIC et autre moyens de la mondialisation , les contacts entre les individus, leurs valeurs, leurs idées et leurs modes de vie a été accru , comme jamais auparavant. Les gens voyagent plus fréquemment et plus loin. La télévision arrive maintenant jusque dans des familles vivant au plus profond des régions rurales de Chine. De la musique brésilienne à Tokyo aux films africains à Bangkok, en passant par Shakespeare en Croatie, aux livres d ’histoires sur le monde arabe à Moscou et aux informations mondiales de CNN à Amman, les individus savourent la diversité de l ’âge de la mondialisation.
    Pour beaucoup, cette nouvelle diversité est stimulante, voire enrichissante, mais pour certains, elle est troublante et désarmante. Ils craignent que leur pays se fragmente, que leurs valeurs se perdent au fur et à mesure que le nombre croissant d ’immigrants apporte de nouvelles coutumes et que le commerce international et les moyens de communication modernes envahissent chaque recoin du monde, en supplantant la culture locale. Certains prévoient un scénario cauchemardesque d ’homogénéisation culturelle – les diverses cultures nationales laissant place à un monde dominé par les valeurs et les symboles occidentaux.
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    Or la mondialisation est une réalité du monde d'aujourd'hui - un fait incontournable. Nous sommes tous affectés. La mondialisation n'est pas seulement un fait économique. Mais en réalité, il faut la voir comme une question trop forts culturelle qui renforcé par le développement des communications et des médias mondiaux. En revanche la mondialisation est un événement tellement fort qui touche un très grand nombre de civilisations, des cultures et des identités , en particulier les pays non occidentales comme L’Inde, L’Iran , et L’Indonésia sans faire attention que les cultures de tous ces pays puissent souffler aussi librement.
    1 Donc de nous jours, les civilisation et les cultures de pays en voie développement , De plus en plus, se trouvent confrontés aux aspects nouveaux et lourds de conséquences de la mondialisation culturelle.

    En revanche ,la mondialisation culture donc suscite une nouveau vision de monde qui sembles tout à fait vivant dans la lutte contre les uns les l’autres pour survivre leurs cultures ,pour maintenir la vie de leurs identités , pour se nourrir des riches traditions , coutumes et des valeurs héritées du passé et enfin pour vivre en harmonie avec leurs cultures permanent .Autrement dit les pays en voie développement veulent se échapper de cette idée que on entend souvent affirmer que la mondialisation crée de l’uniformité, que les traditions culturelles se meurent, que les enfants du monde entier ne rêvent que de Mac Doonald et Coca Cola .pour ensuite aller se goinfrer d’un bon film catastrophe concocté par les studios de la côte ouest des Etats-Unis. En fait ils veulent combattre au ce croire que dans le monde y-à-t-il seul une valeur qui est la valeur de vérité et cette valeur de vérité entretient l’exigence d’universalité.

    Or la mondialisation qui doit se présente comme un incontestable catalyseur de transformations pour tous les cultures du monde entier, elle a été devenu seul une véritable mutation des identités nationales et l’appuie seulement à cette idée que les identités ne sont pas passives mais elles sont actives
    2 .Donc la mondialisation des cultures signifie l'uniformisation des cultures de monde et elle engage une universalisation des cultures sans respecter aux autres cultures et civilisations.

    Dans ce sens, les pays avancés fabriquent chaque cultures et des manières de vivre que ils veulent .
    1Mais comme on voit cette idée est accompagné avec une relation fièrement entre les pays occidentaux et les pays non- modern .Aujourd'hui donc, bien sûr que de nombreux pays en vois développement à la niveau global soient devenus indépendants dans de domaine culturelle et ils veulent être hors de l’impérialisme culturelle que les pays développés appliquent pour s'assurer une hégémonie culturelles et politique sur la planète.

    En tout cas , A l’heure actuelle , la mondialisation représente cependant pour les pays en voie développement , un défi particulier, et cela pour plusieurs raisons. D’abord, elle menace directement la tradition politique et économique étatiste du pays, en raison de l’abandon qu’elle implique du contrôle de l’état sur l’économie et donc sur la société.
    Deuxième , la mondialisation menace certains des principes et des valeurs parmi les plus fondamentaux sur lesquels repose les pays en voie développement. Troisièmement dans pays en voie développement un défi particulier perçue comme menace pour l’importance et la place dans le monde.
    Enfin le quatrième raison pour laquelle la mondialisation est si difficile pour les pays en voie développement est que ces pays sont extrêmement attachés à leur culture et à leur identité, et que beaucoup ont le sentiment que celle-ci sont aujourd’hui menacées par une mondialisation que ils assimilent à une américanisation. En réalité , L’ouverture , la mobilité, le brassage qui a été accompagnées à la mondialisation ont des effets à la fois homogénéisateurs et différenciateurs. D’un côte , par rapport à la situation du monde de la fin du XVIII siècle , certaines formes d’homogénéisation des identités culturelles ont été devenu global.
    De autre menace culturelle pour les pays en voie développement est la langue anglais et la disparition de milles de dialectes au profit de quelques grand langues : chinois , anglais, persan, arabe, espagnol ,etc . En revanche la mondialisation est toujours une menace en ce qu’elle renforce le rôle de la langue anglais. De fait , beaucoup de monde seront d’accord avec Murice Druon ou comme Hubert Védrine,
    1 pour dire que « la langue est l’âme d’un peuple »,et des langues des pays en voie développement restent vitale pour leur identité puisque il affirme que la langue est vital pour notre identité . or les langues sont le premier capital du peuples et nations, les symbole de leur dignité, le passage vers l’intégration et une partie du rêve des pays.

    En fait comme Ivan Bernier a démontré ,l’identité culturelle, en tant que concept, renvoie à une vision sociologique et anthropologique de la culture qui recoupe une réalité très vaste. La culture est ici définie non seulement en fonction de la langue, des institutions sociales et familiales et coutumes particuliers, des réalisations artistiques et littéraires et des divertissements populaires,
    mais aussi en fonction du mode de vie, qui englobe tous les éléments de l’activité humaine, qu’ils soient d’ordre social, religieux, athlétique, culturel, politique ou économique".
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    En bref , l’une des manifestations les plus médiatisées de la mondialisation réside dans ses conséquences supposées en matière culturelle : la mondialisation s’accompagnerait d’une uniformisation culturelle universelle .Le thème a réapparu et a acquis une acuité particulière avec la progression des nouvelles technologies qui ont contribué à rendre les sociétés plus sensibles que jamais aux influences culturelles étrangères, notamment à celle des Etats-Unis .les progrès d’Internet et des TIC , la libéralisation des échanges des produits culturelles , de la propriété intellectuelle et des services, ainsi que le rôle dominant des Etats-Unis. En fait ,dans le monde des affaire au niveau international ; tout concourt à ce que les pays en voie développement craignent pour leur tradition culturelles - en bref, pour leur identité national et local- dans un monde qui se globalise. A ces raisons , Pour les pays en voie développement , la solution est claire, ils ne veulent pas supprimer cette question, mais que chaque culture ai confiance en elle- même et veut contacter avec les autres; et pour cela que les individus appartenant à chaque culture ait de l'estime pour soi et pour sa culture. Les cultures sont en général concrètisées par la religion, la langue, les traditions, les habits, les plats, l'art. Chaque culture aime avoir de l'estime pour sa propre culture, l'indien pour l'hindouisme, le musulman pour la culture arabo-muslumanne, l'africain pour la culture africaine et ainsi de suite.

    Or nous avons abordé aujourd'hui une question cruciale pour l'avenir de l'humanité : la sauvegarde de nos identités culturelles dans le contexte de la mondialisation. Les pays en voie développement sont peut-être des pays qui ont ressenti le plus tôt et avec le plus d'acuité l'urgence d'agir pour contrer l'homogénéisation culturelle qu'ont entraînée des phénomènes d'envergure planétaire comme la mondialisation et la percée des nouvelles technologies. Donc à ce raison , à suive pour bien comprendre cette situation de pays et leurs peurs de mondialisation de la culture et notamment pour obtenir une clé plus précise de ce sujet , on va démontrer trois visions tellement importants de ce problème global. Le premier vision est la théorie libéral de choc de civilisation qui a été proposé par Samuel P. Huntington (1993) et deux ans avant du lui par , Elmandjra (1991) . Le deuxième vision est des défis de la modernité occidentale dans les pays non- modern et enfin le troisième vision sera des modèles théoriques de mondialisation culturelle qui expliquera la place de l’impérialisme culturelle et le rôle dont des technologies de l’information et de la communication jouent dans la mondialisation culture.


    A) la théorie libéral de choc de civilisation
  2. L’ouvrage de F.Fukuyama , la fin de l’histoire et le dernier homme, apparaît comme le cri triomphal du modèle occidental américain, « nous avons atteint le terme de l’évolution idéologique de l’humanité et de l’universalisation de la démocratie libéral en tant que forme définitive de gouvernement » . les progrès des sciences et des technologies conquièrent toujours plus domaines, entraînent un accroissement considérables des richesse appelées à se diffuser partout par l’économie de marché. Ces avancées technologies et économiques confortent et élargissent les régimes démocratiques de type occidental, effacent les frontières et les différences nationales , endiguent les causes de conflits et de guerres, ouvrent à la tout progrès le temps des affrontement idéologiques et révolu : resteront des problèmes techniques et économiques concerts. Ici et là , cette marche vers une société rationnelle et sécularisée pourra rencontrer des résistances locales et sociales, composer avec les différent culturelles, mais rien n’arrêtera la généralisation de l’American Way of Life, de la pax americana qui est le dernier mot de l’histoire , le meilleur des modes, le seul modèles universel capable de répondre aux attentes de l’humanité.1
    Cependant, la mondialisation a autre conséquence tellement important pour réfléchir , comme dit Samuel P. Huntington (1993) )( auteur qui est trop connu par son ouvrage : le choc de civilisation et il est connu comme le premier écrivain qui a parlé d’un choc des civilisations )
    2 , en diffusant sur toute la planète les références, les valeurs occidentales, appelle de formidables réactions des autres cultures, se sentant menacées de disparition par la rationalité et la sécularisation, par « le désenchantement du monde ». les individus, les peuples, déracinés, ne trouvant plus dans l’Etat- Nation un carde incontesté de sécurité et d’identité, ne pouvant plus s’investir dans des idéologies à prétention universaliste( comme le marxisme-léninisme), ressentiraient leur culture comme la source majeure de solidarité, de protection face au déferlement de la mondialisation. Autrement dit , Huntington pense que un nouvel ordre international unipolaire a été commencé après la guerre froide et l’effondrement de l’USSR. Huntington réagit avec son œuvre à l’ouvrage de Francis Fukuyama « Fin de l’histoire », qui envisage un avenir optimiste du monde , surtout dans les domaines politiques et économiques. Samuel Huntington refuse cette vision et formule sa thèse du choc des civilisations.1
    En effet, l’ouvrage de S. Huntigton se situé à l’opposé de la thèse euphorique de Fukuyama , la fin de la guerre froide ne marque pas l’hégémonie d’une civilisation occidental devenant universelle, mais au contraire l’avènement d’un monde multipolaire, la coexistence, sinon l’affrontement entre grande civilisation héritées et histoire, soudées par les religions, qui résistent à l’influence occidental, savent intégrer les apports de la mondialisation qui les confortent, les rapports d’alliance ou de conflit entre ces grandes aire culturelles, organisées le plus souvent autour d’ « Etats phares » dessinent les visages multiples et mouvants de la mondialisation dans la diversité acceptée ou exatée. Les réalités fondamentales appelées à durer ne sont pas les fluctuation économiques, mais 184 Etats , unis environs en 8 civilisation principales :
    - la civilisation vieille de 4000 ans et soudée par la monde confucéenne.
    - La civilisation hindoue d’ou ? a dérivé le Bouddhuisme qui n’a pas fondé une civilisation propre.
    - La civilisation Japonaise, en partie dérivée de la chine, marquée par une cohésion forte dans un espace restreint
    - La civilisation musulmane plus récente, expansive dans ses variantes
    - Une relative civilisation africaine faite d’emprunts et de réalités multiples.
    - La civilisation occidental dominante avec ses versions européenne et américaine.
    - La civilisation latino-américane avec son noyau ibérique et ses nomreux métissages.
    La civilisation orthodoxe qui s’affirme face à l’Europe et à l’ Asie
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    Or le départ des thèses de Samuel Huntington est une approche culturelle. Selon lui, « le monde est passé successivement par plusieurs phases durant lesquelles il était divisé de différentes manières. Dès la fin des années 1980, les distinctions majeures entre les peuples deviennent culturelles : C’est le début de l’ère civilisationnelle, les deux blocs de la Guerre froide disparaissent alors pour laisser place aux civilisations. » De nos jours, notre planète se trouve dans une crise identitaire et les distinctions essentielles entre les êtres humains ne se font plus d’une manière idéologique, politique ou économique, mais culturelle. Chaque peuple s’identifie surtout par une délimitation des autres, la religion en joue un rôle principal. Dans ce monde, il y a désormais deux sortes de politique : la politique locale de l’ethnicité, et la politique globale ou internationale des différences civilisationnelles, ainsi, « la politique est à la fois multipolaire et multicivilisationnelle. » Les distinctions entre les cultures se font selon la pensée, c’est-à-dire, la langue, l’histoire, la religion, les coutumes, les institutions, et non plus selon l’apparence, comme la race, la couleur de peau, etc.
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    B ) défis de la modernité occidentale dans les pays non- modern

    Tout d'abord, l'on pense communément que la mondialisation implique l'homogénéisation culturelle. Toutes les nations,- sauf peut-entre les USA,- s'en inquiètent et prennent des mesures de protectionnisme culturel. L'Inde a entravé la vente du Coca-Cola. Le Brésil et la Corée du Sud exigent que leur cinéma donne la priorité aux films de contenu national. L ‘Iran dépense chaque année quelque dépenses pour garder son visage culturel.
    En réalité, l’ouverture de l’Occident moderne produisit des contacts extrêmement riches avec la
    cultures de différents pays historiquement non modernes. Dans ce sens, la mondialisation, nous semble être irréductible à un mouvement économique. Marqué d’esprit faustien, il s’agit d’une «extériorisation » de la modernité, dans le sens le plus large du terme. Nous l’appelons la « mondialisation de la modernité ».Elle signifie la pénétration de l'Occident dans l’espace culturel, politique et économique des pays historiquement non-modernes, faisant entrer ces derniers dans le processus de « la Crise d’Identité » . Signe d’une situation conflictuelle, celle-ci s’inscrit dans le registre d’une résistance consciente ou inconsciente, face à l’invasion des effets de la modernité occidentale. La crise d’identité souligne que la culture des pays en question n’est pas prête à se donner aisément aux exigences du phénomène pénétrant, porteur du changement, venant du dehors de son histoire, qui est considérée comme « traditionnelle ». Contrairement à ce que proposent certains, nous pensons que cette crise signe la vivacité culturelle et l’agilité permanente des pays non-modernes ; c’est elle qui expliquerait, entre autres, la vive attention des Occidentaux à l'Orient.

    Vers la culture l’Inde et l’Islam en Asie

    Du français Jean Chardin (1643-1713) agent de la Compagnie anglaise des Indes, qui a visité la
    Perse et l’Inde, à Henri Corbin (1912-1975) en passant par le Comte Joseph Arthur de Gobineau (1816-1882), et René Guénon (1886- 1951), l’Asie n’a cessé de passionner les Occidentaux.
    Cette passion qui nous paraît irréductible à la seule tentation de la domination économico-politique de l'Occident sur l’Orient, réactivée par « l’Orientalisme », connaît, nous semble-t-il, deux explications.(Nous ne parlerons pas des causes de la Colonisation, les raisons économiques, ne sont donc pas en jeu dans ce texte) :

    1) D’abord, ce qui s’est produit chez les modernes par la culture faustienne, c’est-à-dire, par ce que Goethe, à travers Faust, appelle le « principe de la vie » : la révolte et l’effort permanent. Il s’agit donc de l’esprit même de la modernité. Ceci correspond également à ce que Lukacs, dans ses remarques sur la modernité, appelait « l’inachèvement .. », la volonté inachevable de sortir de son espace géographique et culturel en partant à la découverte du monde. C’est le sens même de l’invention du Sujet (Descartes) appartenant à « l’univers infini » (Koyré), encore une fois, comme un élément fondateur de toute la modernité occidentale. Adam Smith, en décrivant la Colonisation, parle, entre autre, de la « multiplication de jouissances » comme d’un moteur chez les Occidentaux pour la découverte de l’Amérique.


    2) Ensuite le fait de découvrir la différence, de trouver un espace culturel construit à partir des
    valeurs fondamentalement différentes de celles de la modernité. Cette deuxième raison est relativement liée à la première, mais s’inscrit dans un registre différent, se mettant en correspondance avec la crise interne, avec la mise en question des valeurs de la modernité. Elle se définit donc dans la confrontation des éléments constitutifs de l’Occident et de ceux du monde historiquement non-moderne. Autrement dit, dans l’esprit des Occidentaux, l’Orient se présente comme une sortie possible de la crise, une issue à la vie moderne, un vécu autre que la modernité, inopérante, peut-être, du point de vue de l’incertitude permanente de l’homme face au monde.

    Dans ses fondements, la modernité représente l’inquiétude et l'incertitude . L' Occidental en Orient, en Asie, trouve ce qu’il ne pourrait jamais trouver chez lui : la certitude, à savoir le point crucial de la différence fondamentale de l’Occident et de l’Orient. L'homme moderne ne devient jamais oriental, mais il prend l’air en Orient, il s’y repose. L'Orient est le moment reposant, le moment non-occidental de l'Occident.

    - Mais qu’est ce qui explique cette certitude, cette situation de « tranquillité de l’esprit » de l’Orient? Les éléments de cette situation pourraient s’expliquer, entre autres dans la définition de l’homme, le sens de la vie et la conception de la nature et le rapport que l’homme établi avec celle-ci. Décrire chacun de ces éléments nécessiterait de longues recherches. Pour le présent texte, nous n’intéressons qu’ à un seul élément : la nature. Les quelques lignes introductives suivantes peuvent présenter sommairement les pistes possibles d’une recherche à ce sujet. Mais avant tout faisons une constatation sur la manière dont la nature est conçue dans la modernité occidentale :

    En ce qui concerne l’Inde, nous pouvons constater qu’existe une doctrine métaphysique relative à la nature. Le psychologue indien, Suddhi Kakar, souligne bien que l’idéal de la sagesse hindoue ne requiert pas un Sujet au sens moderne du terme .Loin de toute approche qui préconiserait une instrumentalisation de la nature, pour les Indiens celle-ci paraît si belle qu’ils l’appellent mâyâ, c’est-à-dire, « magie ». Spécialiste de l’Inde, le philosophe iranien Darush Shayegan souligne que « pour un hindou hanté par l’irrésistible séduction des divinités omniprésentes, le « mythe » a plus de réalité que la vie quotidienne et que pour un bouddhiste mahayaniste, la vie du Bodhisattva est plus lumineuse, plus instructive que celle... de l’histoire, compte tenu que celle-ci n’est qu’un des aspects multiples du samsâra (flux des renaissances) » .

    Le chinois « est émerveillé par la nature », se laissant emporter par elle » ; ceci produit une
    situation d’harmonie avec la nature. Shayegan mentionne que cette « harmonie » correspond à ce qui, dans la culture chinoise, est connu comme « non-action ». Cette « non-action », est ce qui dans la culture indienne, se manifeste comme « action sans intention » (ou non-intentionel) (Shayegan, 1975, p. 64 ).

    - En ce qui concerne l’Islam, l’islamologue N. Pourjavadi (1989) insiste sur l’existence irréfutable de "l’intellect" au sens cartésien dans la tradition islamique. Cependant, dit-il, celui-ci n'y est jamais devenu absolu...il y a toujours préservé « son sens profond islamique et coranique ». Mais, dans la rationalité cartésienne, ce sens particulier de l’intellect « perd sa place, et la Raison le remplace ». Ainsi la pensée moderne occidentale, mentionne N. Pourjavadi, est philosophique dans son fondement, et cette philosophie ne connaît que la Raison, tandis que dans l'histoire de la civilisation islamique, les philosophes ne représentant qu'une partie des penseurs, les autres penseurs ne permettant jamais que la pensée philosophique devienne absolue..., étant des mystiques et des soufis.

    Dans ses remarquables recherches sur les plus grandes figures du monde islamique, H. Nasr étudie notamment Avicenne (ibn Sinâ) et Al Bîrûnî : la méthode d'Avicenne (980-1037) par rapport à la nature, dit l’auteur, ressemble beaucoup à « à la méthode expérimentale » de la science moderne, bien que le philosophe musulman ne cherche pas à la maîtriser. La nature pour lui ayant un aspect mystérieux et intime, n'étant jamais « un objet de domination ». Al Bîrûnî (973-1048) ne cherche pas à mettre la connaissance de l'homme de la nature à la place de la nature même, ce qui fut, au moins selon M. Heidegger et Adorno, le résultat de l’oeuvert de Descartes et Galilée. Pour ce philosophe persan, la nature est avant tout l'oeuvre de Dieu. L'image que l'homme produit de la nature ne pourra jamais correspondre à sa vérité.


    Ainsi, nous pouvons comprendre quelques éléments de base de la différence fondamentale entre
    l’Occident et l’Orient. Dans toutes ces grandes civilisations asiatiques l'homme oriental n'a jamais pensé, ni voulu connaître la nature à partir de sa propre subjectivité. Car, la scission entre l'homme et la nature, telle que nous la constatons dans la fondation de la modernité, ne s'y est pas réalisée.
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    C ) Modèles théoriques de mondialisation culturelle

    Le modèle de mondialisation culturelle le plus connu est la théorie de l’impérialisme culturel. Ce modèle porte sur les rôles des gouvernements et des société multinationales et transnationales dans la dissémination des différentes formes de culture mondiale. Il pose l’hypothèse selon laquelle la culture mondiale est disséminée à partir de pays riches et puissants situés au centre du système culturel mondial, vers les pays plus pauvres et moins développés situés en périphérie du système.

    La théorie de l’impérialisme culturel a émergé dans les années 60. Elle trouve sa source dans la critique marxiste des cultures capitalistes avancées et sur leur propension au consumérisme et à la communication de masse. Le rôle des pays du centre, par opposition aux pays en périphérie, tient des idées qui sont à la base de la théorie des systèmes mondiaux selon laquelle le système économique mondial est dominé par un noyau central constitué de pays avancés, alors que les pays du Tiers-monde demeurent en périphérie du système et n’exercent qu™une emprise très limitée sur leur développement économique et politique . Les sociétés multinationales et transnationales sont les protagonistes essentiels de ce système.

    À l’aide de techniques semblables, ils produisent des biens, dominent les marchés et disséminent les produits. La théorie présuppose une culture « de masse » relativement homogène acceptée sans discussion par des auditoires « de masse ».

    À la base, la théorie de l’impérialisme culturel fait référence à un pays donné qui impose ses croyances, ses valeurs, son savoir, ses modèles de comportement et son style de vie aux autres pays . L’impérialisme culturel est défini comme une sorte de domination culturelle exercée par des pays puissants sur des pays plus faibles, une pratique jugée déterministe et intentionnelle puisqu’elle correspond aux intérêts politiques des États- Unis et autres sociétés capitalistes puissantes. Les effets de ce genre de domination culturelle, reflet d’attitudes et de valeurs de puissantes sociétés capitalistes occidentales, dont les États-Unis, sont jugés extrêmement convaincants et mèneraient à l’homogénéisation de la culture mondiale.

    À ce propos, un chercheur australien laissait entendre que le processus d’américanisation devient carrément redoutable lorsque les concepts à la base de l’identité nationale d’une société sont remodelés à l’américaine.

    La notion d’impérialisme culturel en elle-même est vague et sous-entend une évaluation négative du comportement et des intentions des pays avancés, notamment des États-Unis, envers les autres pays avancés et envers les pays pauvres. La critique soutient que le terme « impérialisme », lequel peut se traduire par une forme de pouvoir des riches sur les pauvres ou des plus forts sur les plus faibles, suppose un degré de domination politique de la part des pays puissants qui n’existe plus. Selon Tomlinson la notion d’impérialisme contient l’idée d’un projet déterministe, soit l’empiétement planifié d’un système social à partir d’un centre de pouvoir et qui s’étend à la grandeur de la planète. Il oppose l’impérialisme à la notion de mondialisation, laquelle sous-entend l’interconnexion et l’interdépendance de toutes les régions du monde d’une façon beaucoup moins déterministe.

    Malgré ses points faibles, l’impérialisme culturel, ou dans sa version plus récente, l’impérialisme des médias, demeure une perspective utile pour vérifier à quel point certains protagonistes nationaux ont davantage d’impact que d’autres sur la culture mondiale, car ce sont eux qui façonnent et remodèlent les valeurs, les identités et les perceptions culturelles. Il s’agit là de questions importantes puisque l’étendue et l’influence des cultures mondiales
    prennent rapidement de l’ampleur.

    Contrairement à la théorie de l’impérialisme culturel, selon laquelle l’influence culturelle provient des civilisations occidentales alors que les pays non occidentaux et moins développés sont placés en périphérie et sont, de ce fait, les récepteurs des influences culturelles, la théorie des flux culturels ou modèle en réseau implique un processus de transmission dans lequel les influences n’ont pas nécessairement la même origine ni la même orientation. On peut être à la fois récepteur et initiateur. Selon ce modèle, la mondialisation culturelle correspond à un réseau dont le centre et la périphérie ne sont pas clairement définis .. La mondialisation comme regroupement de flux et de réseaux culturels est un processus moins cohérent et moins unitaire que l’impérialisme culturel, un processus où les influences culturelles vont dans de nombreuses directions. Les effets de ces flux culturels (les médias, la technologie, les idéologies et les origines ethniques) sur les pays récepteurs tendent davantage vers l’hybridation culturelle que vers l’homogénéisation.

    Un troisième modèle, la théorie des récepteurs, sert à expliquer les réactions des publics de différents pays face à la mondialisation de la culture. Cette théorie pose l’hypothèse selon laquelle les groupes cibles répondent de façon active et non passive à la culture « masse- médiatisée », et selon laquelle différents groupes raciaux, ethniques et nationaux interprètent le même matériel différemment. Selon cette théorie, le fait que la culture soit disséminée à l’échelle mondiale ne met pas en péril l’identité nationale ou locale. Le multiculturalisme, plutôt que l’impérialisme culturel, serait la tendance dominante. Selon les opposants à la théorie des récepteurs, la réaction du public-cible a peu d’impact sur les conglomérats médiatiques mondiaux ou la politique culturelle. Les conglomérats médiatiques considèrent les auditoires comme un ensemble homogène de consommateurs de leurs produits et non comme des citoyens ayant des préférences et des droits distincts.

    Le quatrième modèle que je vous propose porte sur les stratégies utilisées par les pays, les villes internationales et les organismes culturels pour faire face à la mondialisation culturelle, s’y opposer ou l’encourager. Ces stratégies concernent la sauvegarde et la conservation des cultures héritées du passé, le rajeunissement des cultures traditionnelles, la résistance à la mondialisation culturelle et la modification ou transformation des cultures nationales et locales destinées à la consommation mondiale. De ce point de vue, la mondialisation de la culture est un processus qui donne lieu à la concurrence et à la négociation, puisque les organismes et les pays tentent de sauvegarder leurs cultures, de les positionner ou de les projeter dans l’espace mondial. Les pays n’accordent pas la même importance à la sauvegarde de leur culture en regard de la production ou de l’exportation de la culture. Dans ce dernier modèle, la mondialisation de la culture est considérée comme un processus tumultueux, chargé de tension, de concurrence et de conflit.

    Chacun des quatre modèles porte sur un ensemble différent de variables associées à la mondialisation de la culture et avance des hypothèses sur le processus par lequel ces variables influencent la mondialisation de la culture et sur les différentes conséquences qui en découlent.
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    1 – Le concept de culture est l’un des plus difficiles à définir, à conceptualiser et à mesurer ( Hassan et Ditsa, 1999 ; Straub et al.2002). La culture est un ensemble de sens, de valeurs, de convictions caractérisant les groupes nationaux, ethniques, ou autre , et qui définit leur comportement. Elle dirige le jugement et l’opinion, décrit les critères définissant ce qui est bon ou mauvaise. Hendon et al (1996) ajoutent que la culture est propriété d’une société, elle est acquise par l’individu par acculturation et socialisation et couver tous les aspects de la vie sociale. Pour Ibn Khldoun, sociologue arabe du XIV ème siècle, l’homme est fils de ses habitudes et son milieu et non fils de sa nature et de son mélange d’humeurs. La langue d’un individu influence significativement ses perceptions et ses pensées. Dans leur revue de la littéreture, Straub et al.( 2002) ont constaté que la diversité des définitions rend difficile la mesure du concept de la culture tant les valeur, normes , et croyances à inclure varient d’un auteur à l’autre et d’une discipline à l’autre. Pensant qu’un individu vivant dans un endroit géographique donné peut ne pas être uniquement influencé par la culture de cet endroit. Ils suggèrent que la culture soit dérivée de la théorie de l’identité social ,selon laquelle chaque individu est influencé par un ensemble de cultures, certaines ethniques et d’autres encore organisationnelles.( Louadi, Mohamed, Le monde arabe face aux TIC : une question de culture)

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  3. 1 - Mahatma Gandhi dit : « Je ne veux pas que ma maison soit entourée de murs de toutes parts et mes fenêtres barricadées. Je veux que les cultures de tous les pays puissent souffler aussi librement que possible à travers ma maison. Mais je refuse de me laisser emporter par aucune.»

    2 – Nous comprenons que identité nationale (culturelle) est à manière dynamique et non statique. Elle ne doit pas être figée, elle doit évoluer avec le temps, se délester de ce qui ne répond plus aux besoins de la communauté, assimiler le nouveau, se récréer sans cesse sur un fonds commun et au rythme de la vie. Mais à l'époque de la mondialisation, le problème de l'acculturation se pose essentiellement avec les mêmes termes. Il dépend de nous pour que mondialisation ne devienne pas homogénéisation mais prenne la voie de la diversification culturelle.


    1 – On se souvient que ,dès les années 1960et 1970 , aux Etats-Unis , des chercheurs comme le docteur José Delgado ,l’un des plus chaude partisans du contrôle de l’esprit en vue d’arriver à une « société psycho-civilisée « , affirmaient que la question philosophique centrale n’était plus : « qu’est-ce que l’homme , » mais quel genre d’homme devons-nous fabriquer ?». Le professeur Marvine Minsky , l’un des père de l’ordinateur , a pronostiqué : « En 2035 ,l’équivalent électronique du cerveau, grâce à la nanotechnologie , sera peut-être plus petit que le bout de votre doigt. Cela signifie que vous pourrez avoir, à l’intérieur de votre crâne, tout l’espace que vous voulez pour y implanter des systèmes et des mémoires additionnels . Alors ,petit à petit , vous pourrez apprendre davantage chaque année , ajouter de nouveaux types de perceptions, de nouveaux modes de raisonnement , de nouvelles façons de penser et d’imaginer »( Ignacio Ramonet, Guerres du XXI Siècle, Edition Galilée, 2002 ,page 150)

    2 -- En fait, Elmandjra était effectivement le premier écrivain qui a parlé d’un choc des civilisations ; dans un entretien avec le magazine allemand « Der Spiegel » le 11 février 1991, il a désigné la guerre du golfe en 1991 comme la « première guerre civilisationnelle ». Dans la même année, le professeur a publié un livre sous le même titre en arabe, qui a paru plus tard aussi en français, anglais et japonais. Dans ce livre, Elmandjra distingue trois périodes fondamentales qui ont influencé le monde pendant les derniers siècles : l’ère coloniale, qui a été caractérisée par des enjeux d’ordre économique, le néocolonialisme, par des enjeux d’ordre politique et depuis les années 1990, avec la fin de la guerre froide, la période post-coloniale qui a été caractérisée par des conflits culturels. Ces derniers sont surtout des oppositions d’intérêts entre les pays du Nord et ceux du Sud. Le début de cette période post-coloniale était, selon l’auteur, la crise et ensuite la guerre contre l’Irak, dans laquelle s’opposaient deux cultures tout à fait différentes : l’Occident et l’Orient. Elmandjra voit comme cause du conflit la diversité culturelle et il décrit trois grandes peurs de l’Occident qui déclenche la mise à disposition à la guerre. Premièrement, il y a la peur de la démographie. L’Occident qui représente moins de 20% de la population mondiale s’empare plus de 80% des richesses matérielles de la planète, mais dans 30 ans sa population ne dépassera pas 13% de celle du globe. Deuxièmement, l’Occident craint la religion, c’est-à-dire l’Islam, car la population musulmane est en pleine croissance et représentera bientôt plus de 40% de la population mondiale. Finalement, l’Asie et surtout le Japon constituent aussi un facteur faisant peur à l’Occident, à cause de son développement technologique et économique, qui a eu lieu sans imitation des modèles occidentaux et sans adaptation à ses valeurs.( Mohamed Nabil, Le penseur qui a approché la thèse du choc de civilisation avant Samuel Huntington , http://www.tanmia.ma/voirsujet.php3?id_forum=80)

    1 - Ata Hoodashtian, CONFRONTATION DES VALEURS A L’ISSUE DE LA MONDIALISATION DE LA MODERNITE OCCIDENTALE http://www.hoodashtian.com/Upload/ConfrontDesValeurs.pdf )

    1 - Diana Crane,La mondialisation culturelle vue sous l’angle de la sociologie de la culture
    University of Pennsylvania Philadephie, Etats-Unis, http://www.colloque2002symposium.gouv.qc.ca/PDF/Crane_papier_Colloque.pdf#search='défis%20la%20mondialisation%20de%20la%20culture'

4 Comments:

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